17/06/2007

 Ma période algérienne (1977-1983)

Les noms de mammifères sauvages en Algérie

Malher Frédéric 1983

polycopié USTHB Alger

Ca ne parle pas d'oiseaux, mais tant pis....

J'ai recueilli dans la bibliographie et surtout par interview, les noms dans les divers dialectes arabes et berbères algériens des espèces de mammifères sauvages. J'y ai joint quelques précisions sur le statut des espèces en Algérie, ce qui a valu à ce travail que je croyais oublié d'être cité dans un rapport algérien sur le Guêpard en 2006 !

 

Les Tourterelles en Algérie

Malher Frédéric 1982

9ème Colloque francophone d'Ornithologie. Paris (non publié)

A l'époque 2 espèces de Tourterelles occupaient l'Algérie : la Tourterelle des bois et la T. maillée.

La T. des bois occupe le nord (au sens large) où elle est migratrice. Au Sahara, une population sédentaire occupe les oasis du Hoggar et du Tassili n'Ajjer. La nouveauté est l'existence d'une population sédentaire au Touat et Gourara (Adrar, Timimoun). Le seul exemplaire trouvé mort avait une longueur d'aile nettement moins grande que les sous-espèces classiques : sélection génétique d'une population sédentaire.

La T.maillée, qui était classiquement limitée aux oasis du centre et de l'est du pays (jusqu'à Gardaïa, El Goléa et Bou Saada) s'est en fait étendue vers l'ouest (présence dans la Saoura et le Gourara) et vers le Nord (Alger !).

Ces expansions étaient replacées dans le cadre de l'expansion de nombreuses espèces de Tourterelles, en Afrique ou en Europe (avec la T.turque, qui, depuis, s'est établie aussi en Algérie)

 

Mise à jour de l'avifaune algérienne

Ledant J-P, J-P. Jacob, P. Jacobs, F.Malher, B.Ochando & J.Roché 1981

Gerfaut 71 : 295-398

 

La dernière publication globale sur l'Algérie datait de 1940.

Nous avons rassemblé de nombreuses observations dispersées dans la biblio ou restées dans les carnets de note de divers ornithos et nos propres observations pour faire évoluer de manière considérable le statut de nombreuses espèces.

La publication "à jour" est maintenant "Oiseaux d'Algérie" de P.Isenmann et A. Moali en 2000.

Ebauche d'une répartition de la Pie-grièche grise en Algérie

Malher Frédéric 1979

6ème Colloque francophone d'Ornithologie. Paris (non publié)

A l'époque encore appelée Lanius excubitor, la Pie-grièche méridionale ( Lanius meridionalis ), pour lui donnner son nom actuel, compte 3 ss-espèces en Algérie (algeriensis, dodsoni et elegans). Algeriensis est très localisée dans le nord, elegans occupe les oasis avec une belle densité. Dodsoni se trouve sur les Hauts-Plateaux.Sa répartition se calque assez bien avec la présence de buissons naturels (jujubier) ou "artificiels" (paquets de fils barbelés restant de la ligne Maurice qui séparait l'Algérie du Maroc pendant la guerre de Libération).

16/06/2007

 Mon DEA...et ma première publi !

Rougegorge réduit

Les oiseaux du parc de Foljuif

Malher Frédéric, 1974

DEA d'Ecologie Animale. Univ. Paris VI juin 1974

 

Dans un parc de 12 ha, autour d'un "chateau" situé près de Nemours (77), nous avons suivi la population d'oiseaux pendant un an, par le baguage et par quadrat pendant la saison de reproduction.

52 espèces ont été capturées.Certaines espèces ont pu être suivies plus particulièrement :

-le rougegorge, avec une population sédentaire plus un passage en avril

-le troglodyte avec des sédentaires et un passage en avril, surtout de femelles si l'on en croit la répartition des longueurs d'ailes

-le merle avec une population sédentaire où il y a 2 fois plus d'adultes que d'immatures et une erratique avec presque l'inverse. Le suivi du poids, aussi bien en moyenne que pour certains individus , a montré une augmentation notable en hiver : +22% en moyenne, mais +33% pour 2 ind

-le baguage devant les mangeoires a permis le suivi des mésanges charbonnières et bleues : par capture/recapture, on a pu estimer la population qui s'y approvisionne à 200 mésanges charbonnières et 90 mésanges bleues.

 

Le dénombrement des oiseaux nicheurs a montré la présence de 48 espèces, ce qui est une grande variété pour une aussi petite surface. Le total de couples nicheurs est aussi très important : 145-186 c/10ha.

La cartographie des territoires a permis de remarquer l'absence totale d'exclusion entre les 2 espèces communes de mésanges (bleue et charbo) mais une exclusion totale entre les 2 espèces de roitelets.

 

Pour une conception scientifique et écologique de l'ornithologie. Un aspect du problème: l'utilisation des statistiques

F.Malher, 1974

Alauda 42 (2) :236-238

Un titre bien prétentieux pour mon premier texte dans une revue ornithologique !....Le texte l'était sans doute un peu aussi : le petit étudiant que j'étais expliquait doctement que l'ornithologie française , pour rejoindre le niveau de ses consoeurs européennes, devait quitter le domaine de la simple observation pour passer au stade des études quantitatives, ce qui nécessitait l'utilisation des outils statistiques à la disposition de l'écologie.

Ce qui me rassure c'est que, plus de 30 ans après, je suis encore d'accord avec moi-même....;-)