19/06/2007

 L'Hirondelle de rivage niche en site "très artificiel"

Adaptation de l'Hirondelle de rivage Riparia riparia à des sites "très artificiels"

Malher Frédéric 2003

Alauda 71(2) : 243-252 

 

A la suite de la découverte d'un couple d'Hirondelle de rivage nicheur dans lres palplanches métalliques du bord du canal de l'Ourcq à Bobigny (93), j'ai fait le point des connaissances historiques et géographiques sur ce phénomène en Europe de l'Ouest.

colonie Ourcq

colonie Ourcq bisJ'ai séparé ces sites "très artificiels" à support solides des sites "artificiels" à support meuble (en gravières ou dans des tas divers ) ou "naturels" (en bord de rivières).

Le premier site connu remonte au 18ème siècle au Royaume - Uni (White 1774), et il ne semble pas y avoir eu de développement net au cours du temps. Le phénomène reste rare même s'il est répandu géographiquement. Certaines colonies ont une longévité surprenante (plus de 50 ans pur certaines).

Les effectifs sont en général faibles, surtout si on les comprae aux colonies "naturelles" ou "artificielles" qui dépassent souvent la centaine de couples. Quelques colonies seulement dépassent les 30 couples.

La question est posée de savoir s'il s'agit d'une adaptation, génétique ou comportementale, à un problème de disparition des sites naturels, ou à une "culture" de nidification différente qui ne se développe pas nettement car elle ne présente pas d'avantage adaptatif très net....

S'inscrivant dans le questionnement de cet article, M.Fasol écrit en 2007 un article faisant le point sur la situation en Wallonie, à propos d'une colonie de plus de 30 couples creusée dans les joints en ciment meuble d'un chateau de l'Ardenne belge:

Fasol, M. 2007: Cas d'adaptation de l'Hirondelle de rivage (Riparia riparia). Une colonie s'installe dans une tour du chateau de La Roche-en-Ardenne.

Aves 44/1 : 13-25

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18/06/2007

Les Hirondelles de fenêtre de la Villette (75019)

Paramètres météorologiques et succès reproductif d’une colonie d’Hirondelles de Fenêtre (Delichon urbica) à Paris. 

Malher F. 2003

Fichiers de la liste "Martinets-Hirondelles" : http://fr.groups.yahoo.com/group/martinets-hirondelles/fi...Les 2 côtés de la Grande Halle de la Villette suivent une évolution très différe,te depuis plusieurs années : le côté Ouest possède plus de nids que l'Est mais le nombre de couples diminue à l'ouest et augmente à l'est. Nous suggérons que les conditions météorologiques y soient pour quelque chose. Lezs nids situés à l'ouest seraient très sensibles aux fortes chaleurs à cause du toit en zinc. Une période de plus de 3 jours avec des maxima supérieurs à 30° porvoquerait une forte mortalité chez les poussins.  Suivi de la colonie d’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica) de la Grande Halle de la Villette (Paris 19ème) en 1999-2000      Malher F. 2003

Le Passer 40(1) : 38-45

 

 Bilan des 3 années de la colonie de la Grande Halle : augmentation progressive des effectifs (110 nids en 2000), modification de la localisation des nids, dissymétrie entre les 2 côtés de la Grande Halle    

La super-colonie d'Hirondelle de fenêtre de la Villette   en 1998

Malher F. 1998

http://ourworld.compuserve.com/homepages/fredmalher/page3.html Les travaux hivernaux sur la Grande Halle a mené à la destruction de presque tous les nids (55 couples en 1997). La reconstitution de la colonie a été suivie pendant la saison 98.Le bilan est très positif :Cité des Sciences(qui n'avait pas été touchée): 28 couples (35 nids)Grande Halle: 79 couples (87 nids)Le calendrier et la localisation des constructions sont détaillés

17/06/2007

 Ma période algérienne (1977-1983)

Les noms de mammifères sauvages en Algérie

Malher Frédéric 1983

polycopié USTHB Alger

Ca ne parle pas d'oiseaux, mais tant pis....

J'ai recueilli dans la bibliographie et surtout par interview, les noms dans les divers dialectes arabes et berbères algériens des espèces de mammifères sauvages. J'y ai joint quelques précisions sur le statut des espèces en Algérie, ce qui a valu à ce travail que je croyais oublié d'être cité dans un rapport algérien sur le Guêpard en 2006 !

 

Les Tourterelles en Algérie

Malher Frédéric 1982

9ème Colloque francophone d'Ornithologie. Paris (non publié)

A l'époque 2 espèces de Tourterelles occupaient l'Algérie : la Tourterelle des bois et la T. maillée.

La T. des bois occupe le nord (au sens large) où elle est migratrice. Au Sahara, une population sédentaire occupe les oasis du Hoggar et du Tassili n'Ajjer. La nouveauté est l'existence d'une population sédentaire au Touat et Gourara (Adrar, Timimoun). Le seul exemplaire trouvé mort avait une longueur d'aile nettement moins grande que les sous-espèces classiques : sélection génétique d'une population sédentaire.

La T.maillée, qui était classiquement limitée aux oasis du centre et de l'est du pays (jusqu'à Gardaïa, El Goléa et Bou Saada) s'est en fait étendue vers l'ouest (présence dans la Saoura et le Gourara) et vers le Nord (Alger !).

Ces expansions étaient replacées dans le cadre de l'expansion de nombreuses espèces de Tourterelles, en Afrique ou en Europe (avec la T.turque, qui, depuis, s'est établie aussi en Algérie)

 

Mise à jour de l'avifaune algérienne

Ledant J-P, J-P. Jacob, P. Jacobs, F.Malher, B.Ochando & J.Roché 1981

Gerfaut 71 : 295-398

 

La dernière publication globale sur l'Algérie datait de 1940.

Nous avons rassemblé de nombreuses observations dispersées dans la biblio ou restées dans les carnets de note de divers ornithos et nos propres observations pour faire évoluer de manière considérable le statut de nombreuses espèces.

La publication "à jour" est maintenant "Oiseaux d'Algérie" de P.Isenmann et A. Moali en 2000.

Ebauche d'une répartition de la Pie-grièche grise en Algérie

Malher Frédéric 1979

6ème Colloque francophone d'Ornithologie. Paris (non publié)

A l'époque encore appelée Lanius excubitor, la Pie-grièche méridionale ( Lanius meridionalis ), pour lui donnner son nom actuel, compte 3 ss-espèces en Algérie (algeriensis, dodsoni et elegans). Algeriensis est très localisée dans le nord, elegans occupe les oasis avec une belle densité. Dodsoni se trouve sur les Hauts-Plateaux.Sa répartition se calque assez bien avec la présence de buissons naturels (jujubier) ou "artificiels" (paquets de fils barbelés restant de la ligne Maurice qui séparait l'Algérie du Maroc pendant la guerre de Libération).

16/06/2007

Survie des mésanges charbonnières près de Nemours

Quelques données sur la structure et la dynamique d'une population de Mésanges charbonnières Parus major

P.Migot et F.Malher 1978Alauda 46(3), 257-265 Comme j'avais bagué la plupart des mésanges dont il parle dans l'article, Pierre a eu la délicatesse de mettre ma signature à côté de la sienne, alors que c'est lui qui a tout écrit ! J'assume cependant tout ce qu'il dit sur la survie de ces mésanges de Foljuif (St Pierre les Nemours 77) , en particulier la différence de mortalité entre les mâles et les femelles et les 2 périodes d'arrivée de mésanges : celles des environs qui viennent sur les mangeoires en novembre et un petit passage sans doute migratoire en février.

20:52 Écrit par Fr dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 Mon DEA...et ma première publi !

Rougegorge réduit

Les oiseaux du parc de Foljuif

Malher Frédéric, 1974

DEA d'Ecologie Animale. Univ. Paris VI juin 1974

 

Dans un parc de 12 ha, autour d'un "chateau" situé près de Nemours (77), nous avons suivi la population d'oiseaux pendant un an, par le baguage et par quadrat pendant la saison de reproduction.

52 espèces ont été capturées.Certaines espèces ont pu être suivies plus particulièrement :

-le rougegorge, avec une population sédentaire plus un passage en avril

-le troglodyte avec des sédentaires et un passage en avril, surtout de femelles si l'on en croit la répartition des longueurs d'ailes

-le merle avec une population sédentaire où il y a 2 fois plus d'adultes que d'immatures et une erratique avec presque l'inverse. Le suivi du poids, aussi bien en moyenne que pour certains individus , a montré une augmentation notable en hiver : +22% en moyenne, mais +33% pour 2 ind

-le baguage devant les mangeoires a permis le suivi des mésanges charbonnières et bleues : par capture/recapture, on a pu estimer la population qui s'y approvisionne à 200 mésanges charbonnières et 90 mésanges bleues.

 

Le dénombrement des oiseaux nicheurs a montré la présence de 48 espèces, ce qui est une grande variété pour une aussi petite surface. Le total de couples nicheurs est aussi très important : 145-186 c/10ha.

La cartographie des territoires a permis de remarquer l'absence totale d'exclusion entre les 2 espèces communes de mésanges (bleue et charbo) mais une exclusion totale entre les 2 espèces de roitelets.

 

Pour une conception scientifique et écologique de l'ornithologie. Un aspect du problème: l'utilisation des statistiques

F.Malher, 1974

Alauda 42 (2) :236-238

Un titre bien prétentieux pour mon premier texte dans une revue ornithologique !....Le texte l'était sans doute un peu aussi : le petit étudiant que j'étais expliquait doctement que l'ornithologie française , pour rejoindre le niveau de ses consoeurs européennes, devait quitter le domaine de la simple observation pour passer au stade des études quantitatives, ce qui nécessitait l'utilisation des outils statistiques à la disposition de l'écologie.

Ce qui me rassure c'est que, plus de 30 ans après, je suis encore d'accord avec moi-même....;-)