09/01/2011

La biodiversité aviaire en ville

Les oiseaux en ville : une surprise qui s’explique

Alauda 78(4), 297-305

 

 

Dans le cadre d’un numéro spécial d’Alauda consacré à la biodiversité, j’ai essayé de faire le point sur les grandes lignes de l’ornithologie urbaine.

Après un rapide historique des travaux d’ornithologie urbaine dans le Monde et en France (beaucoup plus tardive que les autres pays….), j’ai d’abord voulu montrer que l’augmentation de la richesse spécifique en ville est un phénomène général qui s’est particulièrement révélé depuis 1950 environ et qui se poursuit actuellement. Cependant, à un instant donné, cette richesse spécifique diminue quand augmente  le degré d’urbanisation. Les peuplements urbains peuvent atteindre des densités plus importantes qu’en milieu non urbain, mais c’est surtout grâce à la présence de quelques espèces dominantes ( Moineau domestique, Pigeon féral, Pigeon ramier, Merle).

Goéland couple rue_de_Rennes red.jpg

Le Goéland argenté a trouvé sur les toits parisiens (ici près de la gare Montparnasse) un substitut à ses falaises d’origine !

Les espèces qui s’adaptent à la ville sont essentiellement sédentaires, opportunistes en terme d’alimentation, d’origine forestière ou rupestre et nichant haut ou dans des cavités entre autres caractéristiques.

Le milieu urbain a des caractéristiques (température, éclairage, bruit, etc.) qui explique la nécessité d’un certain nombre d’adaptations chez les espèces urbaines : quelques exemples sont présentés.

Les deux mécanismes d’urbanisation possibles sont exposés, même s’il semble bien que le modèle proposé par Tomialojc pour le Pigeon ramier semble mieux rendre compte de la réalité que l’apparition de mutations « urbaines » qui se seraient transmises de ville en ville.

L’importance de la présence d’une biodiversité en ville est discutée en guise de conclusion.

16:19 Écrit par Fr | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |